L'Office de contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor des États-Unis (OFAC) a mis à jour mardi sa liste de sanctions concernant la Banque centrale d'Iran, en y ajoutant six nouvelles adresses de cryptomonnaies comme identifiants. Nous décortiquons la manière dont les organes de surveillance américains suivent régulièrement les entités sous sanctions.
La mise à jour de la liste de sanctions resserre le blocus financier de la Banque centrale d'Iran. Selon les autorités américaines, la banque utilisait les cryptomonnaies pour contourner les sanctions internationales, financer le régime iranien et transférer des fonds à des alliés régionaux, y compris l'organisation basée au Liban Hezbollah, que les États-Unis ont désignée comme organisation terroriste.
L'activité de la Banque centrale d'Iran dans le domaine des cryptomonnaies a fait l'objet d'un examen encore plus attentif après le déclenchement du conflit armé avec l'Iran. Le mois dernier, l'OFAC avait déjà imposé des sanctions à de grandes plateformes d'échange de cryptomonnaies iraniennes qui, selon les allégations, étaient utilisées par la Banque centrale pour convertir des fonds en stablecoins puis les retirer.
Pourquoi l'Iran choisit les stablecoins
L'étude de l'activité de l'Iran en matière de cryptomonnaies montre que les autorités du pays ont une nette préférence pour les stablecoins.
Ce choix est compréhensible. Les stablecoins sont adossés à la valeur des monnaies traditionnelles, avant tout le dollar américain, et présentent donc un prix relativement stable, une forte liquidité et sont acceptés par les acteurs du marché dans presque le monde entier. Ces qualités en font un instrument commode aussi bien pour les utilisateurs légitimes que pour ceux qui cherchent à contourner les restrictions internationales.
Toutefois, l'utilisation des stablecoins comporte aussi un risque sérieux pour ceux qui enfreignent le régime de sanctions. Contrairement à la plupart des cryptomonnaies classiques, les émetteurs de stablecoins peuvent, à la demande des autorités répressives, geler les fonds se trouvant à des adresses précises.
Le gel des stablecoins signifie que le propriétaire du portefeuille ne peut plus transférer, dépenser ni utiliser de quelque manière que ce soit les actifs numériques qui s'y trouvent.
D'où provenaient les fonds: un fournisseur de liquidité et un traitement des paiements depuis l'Asie
Ces données permettent de retracer l'origine des flux financiers et démontrent de quelle manière les fonds se sont déplacés à travers l'infrastructure internationale de cryptomonnaies avant d'atteindre les adresses liées à la Banque centrale d'Iran.

6 adresses de la Banque centrale d'Iran sous les sanctions de l'OFAC
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